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Jeux olympiques d'hiver sous le feu des critiques

L'année 2025 étant désormais confirmée comme la troisième année la plus chaude jamais enregistrée (2024 détrônant 2024 et 2023 arrivant en deuxième position), le changement climatique n'est plus une menace lointaine. Nous en ressentons déjà les effets en hiver : diminution du nombre de jours d'ouverture dans les stations de ski locales, fonte des neiges et des glaciers, et patinoires extérieures qui gèlent à peine.

À l'approche des prochains Jeux olympiques d'hiver, il est pertinent de se poser la question suivante : Les Jeux olympiques d'hiver peuvent-ils se poursuivre dans un monde qui se réchauffe ? 

Nouvelle recherche Une étude menée par le climatologue et membre de l'Alliance scientifique POW Canada, le Dr Daniel Scott, et son équipe (le Dr Robert Steiger, Université d'Innsbruck, et la Dr Maddy Orr, Université de Toronto) démontre que les changements climatiques modifient déjà les conditions d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver : quand, où et comment. De moins en moins de sites peuvent accueillir les sports de neige de manière sûre et équitable, et cette possibilité se réduit rapidement.

Les cartes ci-dessous comparent deux scénarios d'avenir possibles pour les Jeux olympiques d'hiver. Le premier, à faibles émissions, suppose une action mondiale forte pour réduire la pollution carbone et se conformer à l'Accord de Paris. Le second, à fortes émissions, illustre les conséquences d'une augmentation continue de la pollution et du maintien du cap actuel. La différence entre les deux est frappante.

Du scénario à faibles émissions au scénario à fortes émissions, les Jeux olympiques d'hiver sont perdants. 52 % des sites hôtes d'ici 2050

 

Les conclusions sont alarmantes. D'ici 2050, près de La moitié des sites hôtes fiables des Jeux olympiques d'hiver actuels pourraient disparaître. Si la pollution au carbone se poursuit au rythme actuel, le risque est encore plus grand pour les Jeux paralympiques, qui ont généralement lieu plus tard dans la saison. Des températures plus élevées et un enneigement moins fiable créent des conditions plus difficiles, et souvent dangereuses, pour les athlètes. 

Du scénario à faibles émissions à celui à fortes émissions, les Jeux paralympiques d'hiver sont perdants. 82 % des sites hôtes d'ici 2050

 

Et si l'on regarde encore plus loin, d'ici 2080, dans un scénario d'émissions élevées, 68 % des Jeux olympiques d'hiver et 96 % Les sites hôtes des Jeux paralympiques d'hiver disparaîtront.

Les recherches montrent clairement que l'adaptation est essentielle. La production de neige artificielle, la modification des calendriers et le choix de sites en altitude peuvent apporter une solution, mais seulement à court terme. Sans mesures d'atténuation – c'est-à-dire la réduction des émissions de carbone à la source – l'avenir à long terme des Jeux olympiques d'hiver est sombre, tout comme celui des hivers qui les rendent possibles.

« Nous avons besoin de mesures d’atténuation pour donner une chance à l’adaptation. »

Le Dr Daniel Scott, professeur à la Faculté de l'environnement de Waterloo et auteur principal de l'article.

Alors que le monde entier a de nouveau les yeux rivés sur les Jeux olympiques d'hiver, cette étude nous rappelle que l'avenir des sports d'hiver repose sur des décisions fondées sur la science du climat, l'équité et des mesures concrètes pour réduire la pollution.

Pour approfondir le sujet, consultez les recherches de Daniel Scott ici :

Recherche 2024

Recherche 2026


 

L'ironie du sort : alimentés par les énergies fossiles, ils sont détruits par ces mêmes énergies.

Quel est le principal responsable de la pollution au carbone ? Les combustibles fossiles, c'est-à-dire le pétrole et le gaz.
C'est une situation difficile pour un pays comme le Canada, qui dépend du pétrole et du gaz pour ses exportations. Nous le comprenons. Il n'y a pas de solution miracle. 

Or, le constat est clair : les études montrent que le pic de la demande de pétrole et de gaz est imminent et que la demande mondiale commencera à décliner dès 2030. Aïe ! Le Canada doit se tourner vers d'autres ressources compétitives, comme les énergies renouvelables, et abandonner une ressource qui, littéralement, compromet nos hivers.

 

Jeux d'hiver, parrainés par la saison intermédiaire

Les athlètes l'avaient vu venir. En 2022 enquête90 % des athlètes et entraîneurs des sports d'hiver olympiques se disent préoccupés par l'impact du changement climatique sur l'avenir de leur discipline. La hausse des températures entraîne déjà des conditions d'enneigement dangereuses, des annulations de compétitions et une augmentation des risques de blessures, tandis que les principales instances sportives continuent d'accepter des parrainages de compagnies pétrolières et gazières à l'origine de cette crise.


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